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Monia Chokri
Un bel imaginaire
« En art, la différence ne fait pas souffrir, au contraire, c'est une richesse qu'il faut cultiver pour son travail. C'est de la différence que naît l'inattendu, le surprenant. »
L’actrice d’origine québécoise éblouissante dans le film culte Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan crève l’écran dans le nouveau film du jeune réalisateur prodige, Laurence Anyways, sur les écrans le 18 juillet. Rencontre avec une comédienne/djette passionnante.
Tu seras à l’affiche le 18 juillet du film de Xavier Dolan « Laurence Anyways » qui était en sélection officielle dans la catégorie « Un certain Regard ». Peux-tu nous en dire plus sur ton rôle dans ce film ?
J'interprète le rôle de Stéphanie Bélair, la belle-sœur de Laurence (Melvil Poupaud). Comme le personnage de ce dernier, Stéphanie est un être marginal et pourtant, assez réactionnaire face à la décision de Laurence de changer de sexe. C'est ce qui fait sa richesse. Ce n'est pas parce qu'on est différent, que l'on accepte que les autres le soient. Elle est aussi un des ressorts comiques du film.
Comment s'est passé la projo et l’accueil de Laurence Anyways de Cannes ? Et quels films as-tu aimé cette année au cinéma, et à Cannes ?
La projo s’est très
très bien, la réaction était chaleureuse et vive. Le film était présenté à 22h
et dure 2h40. La grande majorité est restée jusqu'à la fin et je sentais qu'ils
étaient attentifs. Sinon je ne suis restée que deux jours à Cannes, je n'ai pu voir
qu'un seul film, hormis Laurence Anyways. C'était bien mauvais, donc je ne vous dirai donc
pas lequel. Sinon, j'ai aimé Bullhead dans lequel j'ai découvert Matthias Schoenaerts, c'est un
acteur plein de grâce et de charisme. J'ai aussi beaucoup aimé Moneyball et Une Séparation, dont je trouve les scénarios
impeccables.
Peux-tu nous raconter quelques anecdotes sur de tournage ? Quelles ont été tes relations avec Melvil Poupaud et Nathalie Baye ?
Les plateaux de Xavier sont uniques pour moi. D'une part, c'est
le plaisir de travailler avec un grand ami, de l’autre, le bonheur d'une équipe
qui a l'âme d'une famille. J'ai retrouvé les gens avec qui j'avais travaillé
sur Les Amours Imaginaires. Non seulement des acteurs, mais aussi les
gens du son, de l'image, et les chauffeurs de plateau. Les tournages de Xavier
se font dans la joie et la détente. On rit sans cesse, l'énergie est constante.
C'est un excellent directeur d'acteurs. Contrairement à une image faussement
répandue, c’est quelqu'un de très respectueux, généreux et qui ne prend jamais
les gens de haut. Travailler avec Melvil et Nathalie allait dans ce sens. Les
deux se sont investis à fond dans le processus du film.
Est-ce que Xavier s'est inspiré de toi, de ta personnalité pour ce film, comme pour son précédent film "Les Amours Imaginaires" ?
Pas du tout. Laurence était écrit avant qu'il me propose le
rôle. C'est vrai qu'il a écrit le personnage de Marie dans les amours en
pensant à moi. Mais Xavier est aussi acteur et il sait bien qu'un comédien cherche
à interpréter un personnage et non à mettre de l'avant sa propre personnalité.
Je n'ai rien à faire de me jouer moi-même : ça n'a strictement aucun
intérêt. J'espère être bien loin du personnage de Marie et de celle de
Stéphanie car à deux, elles cumulent un nombre incalculable de défauts
majeurs. Marie est un personnage mal dans sa peau, c'est la cause de son
débordement esthétique (sa focalisation sur les robes vintage) notamment. C'est
moins mon cas. J'aime le style, j'aime m'habiller mais je n'en fais pas une
obsession.
Comment as-tu rencontré Xavier Dolan ?
Quand il
avait 17 ans par un ami commun. Il était verbeux, énergique et très drôle. On a
échangé sur le cinéma et l'art en général. J'ai alors découvert quelqu'un de
très profond et cultivé. Un jour, il m'a dit : « je vais réaliser un
film, tu veux lire le scénario? » C'était J'ai tué ma mère. Cette lecture m'a bouleversé et
tout de suite, j'ai compris que ce serait un grand film. Et puis notre amitié
s'est développée. Il est très important dans ma vie quotidienne, je le
considère comme un frère. On partage le même humour, une capacité à rêver
et à réaliser nos ambitions, un côté kitsh et le culte que nous portons à Woody
Allen, à mon chat Lola et aux Dragibus.
Laurence Anyways parle d'acceptation de la différence, est-ce tu t'es déjà sentie différente, en tant qu'actrice ou avant, dans ton adolescence ?
Je viens de
la ville de Québec, qui est un peu l'équivalent de Lyon : une ville très
riche et très conservatrice. Donc, toute mon adolescence, je l'ai passé à me
sentir décalée. Ma différence a toujours fait partie intégrante de mon parcours
de vie. Dans une ville très blanche, j'étais une des seules enfant issue de
mariage mixte (elle est moitié tunisienne, ndr). Aujourd'hui, je vis dans un pays
qui n'est pas le mien, je suis de culture étrangère, mon approche du jeu et du
travail d'acteur est différente. En art, la différence ne fait pas souffrir, au
contraire, c'est une richesse qu'il faut cultiver pour son travail. C'est de la
différence que naît l'inattendu, le surprenant.
Quel a été ton parcours, tu étais d'abord beaucoup au théâtre ?
J'ai terminé le conservatoire en 2005 et c'est d'abord le théâtre qui est venu vers moi. Je pense que, comme acteur, on ne choisit pas toujours son parcours, il est fait de hasard. C'est vrai que j'ai beaucoup aimé travailler au théâtre et je continue toujours de pratiquer cette forme d'art. Je pense que c'est l'hygiène de l'acteur, ça nous permet de garder notre corps et notre esprit en forme puisque le travail au théâtre demande au comédien un investissement plus profond dans la compréhension d'un texte et une grande dextérité physique.
Quelle est la différence avec le ciné et la télé (pour laquelle tu travailles aussi) ?
On dit que
le cinéma est l'art du réalisateur, la télévision, celui du scénariste et le
théâtre celui de l'acteur. Au cinéma, je n'ai pas la décision finale de ce qui
sera montré/conservé de mon travail. Je dois donc avoir une concentration
soutenue sur toute la durée du tournage pour tenter de donner une performance
impeccable à chaque prise. Puisqu'on ne répète pas beaucoup, mon travail en
amont est primordial mais souvent solitaire. Le cinéma et la télé demande une
grande autonomie. Au théâtre, puisque l'on répète souvent plus même que l'on ne
joue la pièce, la marge à l'essai et l'erreur est plus vaste. C'est
l'opportunité pour moi de créer toutes sortes de personnages et d'explorer un
travail physique que je récupère souvent dans mes personnages à l'écran.
Quelles actrices/acteurs et films t'ont donné envie de faire ce métier ?
Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri pour l'ensemble de leur oeuvre. Isabelle
Adjani dans Camille Claudel et La Reine Margot. Isabelle Huppert, tout ce
qu'elle interprète se transforme en or. Adam Sandler dans Punch-Drunk Love et
toute l'oeuvre de Paul Thomas Anderson, parcours irréprochable comme cinéaste.
Judy Davis, surtout dans Husbands and Wives de Woody Allen. Tout Woody Allen.
Cate Blanchett dans I'm not there. A tout prendre de Claude Jutra, grand cinéaste
québécois. Jean-Louis Trintigrant, Marlon Brando... Jacques Audiard, Louis
Malle, Blier...
Tu aimerais tourner en France ? C'est prévu ?
Je viens de
terminer deux projets à Paris. Clémenceau un téléfilm sur la fin de sa vie pour France 3 et Gare
du Nord remix de
Claire Simon. J'aime beaucoup tourner en France, cela me permet de multiplier
les occasions de tourner et de voyager en même temps, mes deux passions
finalement. Et puis j'aime beaucoup le cinéma français. Adolescente,
c'est par la Nouvelle Vague que j'ai développé ma cinéphilie. Mes parents, qui
ont vécu en France, m'ont transmis l'amour de ce pays essentiellement par sa
musique et son cinéma. Enfant, j'ai regardé beaucoup de films français. Mon
premier souvenir marquant de cinéma est L’effrontée de Miller avec Charlotte. Quand je
suis à Paris, j'en profite pour voir tout ce qui ce fait en matière de cinéma
d’ici, même la plus grosse daube. Je vais tout voir.
Quelles sont tes adresses fétiches à Paris ?
Pour les
cheveux: Le salon d'Isabelle Luzet dans le 9ème. Pour les vêtements: Acne et la
boutique Démocratie, un ovni dans le quartier Saint-Michel. Deux soeurs
tiennent cette boutique/concept store où l'on trouve des vêtements importés de
Londres et des USA. Pour les yeux: Le MK2 Odéon. Pour la tête: La Hune. Pour
mon ventre: La Briciola dans le Marais. Pour la soif: Le café A dans le 10ème.
Et pour embrasser quelqu'un: Les jardins du palais royal.
Tu es DJ à côté de ton métier d'actrice, comment as-tu débuté là-dedans ?
Un peu par hasard. Je suis une grande mélomane depuis l'adolescence. Un ami de mon frère gérant d'un bar avait besoin de DJ’s. Mon frère m'a présenté à lui et j'ai commencé comme cela il y a 7 ans. J'adore être DJ, c'est la meilleure excuse pour ne pas être obligée de danser!
Qu’écoutes-tu comme musique ?
En ce
moment j'écoute beaucoup le dernier album d'Avec pas d'casque, un groupe
Montréal dont le leader est le cinéaste Stéphane Lafleur. Le dernier album de
Patrick Watson, Azealia Banks, Grimes, Lee Moses et plein de vieux hip hop.
Si on va à Québec, que faut-il absolument aller voir là-bas ?
Il faut se
balader dans le Mile End à Montréal l'été, mon quartier que j'adore. Marcher
sur le Mont-Royal, aller se baigner dans un lac, n'importe lequel, vous avez le
choix, il y en a environ 500000, no joke.
Quels sont tes projets ?
Je tourne
cet été une série au Québec, Le Gentleman. Au début de l'année prochaine le quatrième film de
Xavier Dolan, au mois de mars une pièce de théâtre autour de l'oeuvre de Nelly
Arcand et un film à Paris, mais je ne vous dis pas encore de quoi il s'agit...
Je vous laisse la surprise.
Laurence Anyways de Xavier Dolan, sur les écrans le 18 juillet. Propos recueillis par Violaine Schütz.
The Soft Moon
50 nuances de noir
Par Violaine Schütz pour Redux, article paru en 2017
Le musicien californien exilé à Berlin Luis Vasquez alias The Soft Moon sort un quatrième album à la violence cathartique galvanisante. Tout sauf « l'album de la maturité », Criminal mixe les influences shoegaze et post-punk des débuts à la rage adolescence de Nirvana et Slayer. Rencontre avec un « criminel » hautement fréquentable.
On sort de l'écoute de Criminal, quatrième album d'un projet déjà culte et pourtant jeune (la date de naissance de The Soft Moon est 2010) qui attire les foules à chaque live et EP, lessivé, exsangue, vidé, comme après avoir reçu un choc lors d'un concert chaotique où les pogos faisaient rage. Pourtant, quand on rencontre dans un douillet hôtel parisien qui passe de la soul en fond sonore l'auteur de cette confession brutale, Luis Vasquez, c'est un tout autre tableau qui se présente sous nos yeux. L'homme qui vocifère et crache un désespoir souvent comparé à Ian Curtis est posé, rieur, charmant, s'exprimant d'une voix douce même si il ne porte, sauvant ainsi l'honneur de l'imagenir goth de son groupe, que du noir.
Mais si il parle calmement et rit beaucoup, les propos sont graves. « Les thèmes du disque, ce sont la honte et la culpabilité. J'étais plus en colère que pour l'enregistrement de mes précédents disques, en colère envers moi même, en partie à cause de l'influence de Berlin où je vis depuis trois ans et demi. C'est une ville difficile si tu veux travailler car il y a toujours un truc à faire, des fêtes qui s'organisent....Berlin m'a donné la perspective de qui je suis vraiment, ce qui m'a fait me sentir coupable. Je me suis senti comme une mauvaise personne. Le mot « criminal » est volontairement dramatique car ma musique est dramatique. »
Toujours hanté par une enfance violente passée dans le désert du Mojave dans les années 80, avec un père absent auquel il dédicace un morceau au vitriol d'influence industrielle (« Like A Father »), le disque relate une plongée sans concession dans des pulsions et névroses traumatisantes souvent refoulées par la plupart des mortels. D'ailleurs sa mère refuse de l'écouter, se sentant trop coupable, même si Luis avoue, enchantée qu'il l'a vue dansée récemment à l'un de ses shows à Los Angeles. Sur Criminal, il est donc beaucoup question de culpabilité, mais aussi de santé mentale, de haine de soi, d’insécurité, de perte de contrôle et surtout de démence. « Le fait de perdre la tête et la peur de devenir fou, m’obsèdent. Je crois que je fais de la musique pour ne pas sombrer dans la folie. Si tu deviens fou, certains ne le réaliseront pas, c'est qui rend les choses effrayantes. Il faut pouvoir s'auto-évaluer. J'ai également toujours eu des des problèmes avec le self-control, vivant dans peur de me faire du mal et de ne pas prendre les bonnes décisions. Criminal me permet d'exorciser ces démons. »
A l'écoute de l'album, c'est nous qui nous demandons si nous allons pas basculer de l'autre côté tant les mélodies haletantes et les cris incantatoires nous troublent au plus profond de nos chairs et de nos esprits, encore sains jusque là. The Soft Moon aurait pu se renommer « The hard Moon » ou « The darkest side of the moon », afin d'annoncer, la couleur, noire. Même si pour Luis, « il existe plusieurs tonalités de noir et plusieurs manières de faire de la musique dark. » Une palette à la Soulages que Velasquez dépeint tout au long de Criminal, du shoegaze mélancolique de « Give Something » à la hargne goth de « The Pain ». Sur le single, le terrifiant « Burn », la tension est à son comble avec son bruit blanc, sa lignes de basse entêtante et son texte pénétrant sur la possession : « Eyes, reflecting the person that I am, and it burns » / « Fire, hell is where I’ll go to live, so I burn ». Le musicien né à Oakland a délaissé quelque peu le krautrock, les musiques de film (sa marotte) et le post-punk (même si la verve du mouvement demeure), pour lorgner cette fois vers la nonchalance grunge de Nirvana et de Jessica 93 et la rage du métal. « Les années 80 sont toujours là, mais je me tourne plus vers les 90's cette fois-ci. J'écoute toujours la musique de mon adolescence. Nirvana m'a beaucoup influencé, tout comme Slayer. J'en ai marre qu'on me compare à Nine Inch Nails, The Cure et Joy Division depuis des années, alors que je ne les ai jamais vraiment écouté. J'adorerai qu'on me dise : « ce disque sonne comme Nirvana. »»
L'évolution de The Soft Moon (qui reste le projet solo de Luis même si sur scène, il est accompagné de quelques compagnons d'infortune) est en effet palpable. Au début, le son post-punk s'accompagnant de light shows stroboscopiques hypnotiques (voire aveuglants) autour de formes constructivistes ont fait naître un véritable culte autour de sa personne. Il nous raconte d'ailleurs qu'on continue de lui offrir des présents, tous très liés à la sorcellerie (poupée vaudou, amulette, crystal...). En 2012, Luis aborde le concept d'apocalypse sur son album Zeros, avant de partir en Italie (2013) pour enregistrer le plus pop et profond Deeper (2015). Alors que sa voix n'était qu'une présence fantomatique et que ses pochettes montraient des graphismes géométriques, on se prend avec Criminal sa voix et sa gueule (sur la couv du disque) en pleine face. « Après avoir été plus pop sur Deeper, je voulais montrait un dernier relent de violence. Prouver que j'étais encore punk et dangereux (rires). Et aller plus loin dans l'exploration de mes émotions, dans l'écriture des paroles, le chant. Assumer de vouloir être un poète. »
Plus question de se cacher derrière les synthés des ténèbres et une maladive timidité pour Luis, ce qui s'accompagne d'un changement de label. Velasquez a quitté les géniaux Captured Tracks (Beach Fossils, Mac DeMarco, Blouse, Wild Nothing) pour les non moins recommandables Sacred Bones, la maison (hantée) de disque de John Carpenter et Zola Jesus. Le compositeur avoue : « Avec le succès foudroyant de Mac De Marco qui a complètement explosé, Captured Tracks a pris une nette direction en terme de musique vers l'indie folk. J'étais le seul à faire encore du post punk. Cela faisait 7 ans que j'étais là-bas, pour les EP's et les albums, mais Sacred Bones m'ont approché au bon moment. J'y ai trouvé une famille en matière de son avec des groupes comme Destruction Unit, Uniform, Pharmakon. Je suis plus ami avec eux qu'avec les signatures de Captured Tracks. »
Enregistré à la Diestilleria à Bassano Del Grappa, en Italie, Criminal ne se rapproche ni de La Dolce Vita ni de La Grande Belleza (malgré sa décadence) mais de La Divine Comédie de Dante aussi appelé L'Enfer. Dans le dédale de cette œuvre monstrueusement génial, vous pourrez y lire : « Lorsque ta vue veut pénétrer trop loin dans les ténèbres, il advient qu'en imaginant tu t'égares. » C'est bel et bien ce qui risque de vous arriver entrant dans Criminal. Se perdre pour mieux se retrouver ?
THE SOFT MOON, Criminal (Sacred Bones Records / Differ-Ant)
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